Dimension fraternelle

La dimension fraternelle est un aspect essentiel aux Fraternités Béthanie. Nous appuyant sur les Saintes Écritures qui nous révèlent que le Seigneur se retirait régulièrement à Béthanie en compagnie de ses amis, nous découvrons ainsi que, même si Jésus se déplaçait  d’un endroit à l’autre avec une préoccupation missionnaire, Il consacrait aussi du temps à la prière et à la communion fraternelle. Les visites de Jésus à Béthanie, où Il se rendait chez ses amis Lazare, Marthe et Marie, le manifestent bien.

Voici quelques textes qui font ressortir l’importance de la dimension fraternelle de la foi chrétienne.
Ces extraits nous proviennent du site Internet de la CCB, Communion de Communauthés Béthanie (Mouvement implanté en Europe qui est tout à fait distinct des Fraternités Béthanie dont vous visitez actuellement le site).

 

Ainsi Aelred de Rievaulx, père abbé cistercien du XII ième siècle, a fait l’expérience de cette amitié du Christ dans sa vie contemplative. Il a écrit à ses moines :
« Pour porter du fruit il faut goûter la joie de l’amitié »… « L’on peut attribuer à l’amitié ce que l’on a pu dire de la charité : que Dieu est amitié, et quiconque demeure dans l’amitié demeure en Dieu et Dieu en lui. L’amour est la source de l’amitié ……n’estimons pas qu’il n’y a nulle différence entre la charité et l’amitié. Il y en a plusieurs : l’autorité divine nous oblige à comprendre dans la charité plus d’hommes que notre amitié n’en embrasse. Nous sommes contraints par la loi de la charité d’accueillir dans notre amour nos ennemis et nos amis, et nous disons nos amis ceux seulement auxquels nous osons confier notre cœur et ce qu’il contient, y étant liés par la loi d’une même confiance. »


Ignace de Loyola et ses deux premiers compagnons, François-Xavier et Pierre Fabre se disaient amis dans le Seigneur alors qu’ils étudiaient à Paris la théologie, les arts, les lettres. Le soir où ils prononcèrent le vœux de Montmartre, « ils décidèrent de se réunir tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre, pour prendre ensemble un modeste repas, et ranimer dans de pieux entretiens leur charité mutuelle au foyer d’une douce intimité. » ( P Lécrivain s.j. – « Paris au temps d’Ignace de Loyola 1528-1535″)

 

Quelques années après, à Venise, Ignace écrira : « De Paris sont arrivés ici-même mes neufs amis dans le Seigneur. »

Si les premiers compagnons d’Ignace étaient unis grâce à l’amitié personnelle de chacun pour son Seigneur, il en est évidemment de même aujourd’hui. Dans les textes de leur dernière congrégation générale, en 1995, ils ont repris l’expression d’Ignace et ils s’affirment à plusieurs reprises : <<une communauté d’amis dans le Seigneur>>.